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« Il semblerait que certains n’aient pas encore compris que le temps de l’argent facile touchait à sa
fin », estime Catherine Trautmann, présidente de la délégation socialiste française au Parlement
européen. « Les spéculateurs dans la finance mesurent le changement ; d’autres profiteurs n’ont
pas encore compris », assène l’élue.
« Voir une distorsion de concurrence là où les pouvoirs publics agissent pour permettre aux
citoyens l’accès à un logement décent me consterne », ajoute l’eurodéputée. « Les prix à la location
dans les zones tendues permettent à des propriétaires sans scrupules des retours sur
investissements colossaux quand ils ont acquis leur patrimoine il y a plus de dix ans. Où est la
distorsion de concurrence ? ».
« Heureusement, dans leur immense majorité, les bailleurs privés ne raisonnent pas comme le
président de l’UNPI. Ils ont un regard citoyen sur la société, ont des enfants ou des petits enfants
soumis à de grandes difficultés pour se loger, et souhaitent non pas la disparition du logement
social, mais davantage et de meilleurs logements pour les Français. Cela passe pas un secteur
social fort, rénové et dynamique et la fin de la spéculation », précise l’eurodéputée.
« Les mêmes s’opposent au décret d'encadrement des loyers dans le secteur privé que le
gouvernement devrait publier fin juillet. Ce corporatisme d’un petit cercle de privilégiés a trouvé
dans les urnes une majorité pour dire stop et souhaiter le changement dans la justice », conclut
l’eurodéputée.
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